Maxime le dénonciateur.
Un saligaud qui trouvait juste de lapider une femme adultère.
Rozman l’avait évité. C’était un coup à récolter des tas d’ennuis avec ce gros fumier !
C’est Léonard qui l’a attrapé, le saligaud. Léonard le flic barbare. Léonard le destructeur en tête
des sbires.
Au gouffre qu’ils l’ont foutu. Abraham jubile. Il se souvient du jour de l’arrestation.
Il avait beau gueuler, le dénonciateur : « De quoi suis-je coupable ...». Léonard,
il ne pouvait pas le piffer. «… pire que pour les autres ». Léonard le fallacieux
avait dit au saligaud :
- « Tu connais pas le cirque »
- « Non » qu’il avait répondu l’idiot qui dénonce.
Cucul la praline va ! Et vlan, il s’est retrouvé au laboratoire des tortures,
le dénonciateur avec des sonneries de tous les côtés, une baignoire et tout
ce qu’il
fallait. Et vas-y le passage à tabac. L’autre, il gueulait :
- « Mais c’est moi le dénonciateur ».
- « Raison de plus ».
Le faquin lui aussi a été obligé de fumer les cigarettes droguées. Halluciné qu’il était,
bourré de coups. Ils lui ont fait goûter de l’ergastule et comme il était
atteint d’une pituite sévère, ils en ont eu marre, les sbires, de nettoyer
après chaque interrogatoire. Ils lui ont ghettoïsé le sexe. Parait qu’il puait
l’acidité au milieu des morpions en délire. Alors seulement ils l’ont collé au
mur comme au Mexique, le fameux Maxime. Ils lui ont appliqué le bienfaisant
code militaire. Une balle, dum-dum. Il n’était plus en état pour la corde,
le dénonciateur. Alors ils l’ont fusillé au nom du communisme. Parait qu’à la
fin, le Maxime croyait voir des poulpiquets emplumées, des lutins malfaisants.
C’est pour cela qu’il aurait marché à l’aveuglette jusqu’au divin fossé.