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     LE GOULAG

Les limites de la
     résistance humaine
Le Goulag
Survivre rien d’autre
Les cauchemars

     LA RUSSIE
     SOVIETIQUE

Les ténèbres de la justice
     politique soviétique
La délation
Léonard, le bâtard
Les Aïeux
Une mauvaise mère
Lupanar à cor et à cri
Les épaules dénudées
Trés Sainte Dame
Voyage dantesque
Une vraie dégueulasse
Des réponses éclairantes

     

Rue des Fossés barricades
Hasard et destin
La fille orpheline
Un autre monde
Le désert
     

  Lupanar à cor et à cri


C’est inhabituel, la fille regarde Modza un peu gênée comme hypnotisée. C’est elle qui lui donne la main, sans le savoir c’est un passeport intérieur qu’elle lui vend.
Modza a ce brusque et quasi hystérique désir d’être humain. Devant la façade de l’hôtel sans chichi la fille marque un temps d’arrêt. Avant d’entrer, elle tend le cou à droite, à gauche. Comme une poule qui cherche son perchoir. A l’intérieur, c’est une grande pièce et tout de suite l’escalier. Modza voit s’approcher une guenon de femme qui pue. Elle tend la main et attends l’argent. C’est une condition sine qua non pour fouler le terrain amoureux. Les marches de l’escalier craquent. Le couple pénètre dans une petite pièce assez sombre. Avec beaucoup de soins, la fille ôte ses bas transparents. Modza s’écarte pour ne pas gêner les gestes. Elle chausse des mules de satin rose. Modza l’embrasse sur le front et dans un souffle cherche les lèvres. Une personne du trottoir n’embrasse jamais sur les lèvres – à cause des sentiments bien à elle qu’elle offre ailleurs – Modza montre des yeux de loup en retard d’affection. Bonne fille, elle ne néglige pas les niaiseries.
Il y a des cheveux que volent, des maladresses, des mouvements de hanches. Et pourtant c’est la fille qui l’embrasse à pleine bouche. C’est une valse délicieuse, une extase. Modza l’embrasse comme jamais il n’a embrassé, avec une force gigantesque, l’explosion d’une passion trop longtemps étouffée, un truc à en oublier tous les serments.
Ils sentent, savent, veulent, unis, perdus, fondus en un seul corps. Elle cambre doucement la taille. Modza respire dans les cheveux une odeur d’herbes odoriférantes. Ses lèvres glissent sur le cou. Respirer la peau d’une femme, ça laisse une odeur inoubliable.

 

 

     LA GUERRE 39-45

Le lion de Belfort
Le débarquement:
     ses éclats de mort
La colère du soldat
     qui flirte avec la mort
Le feu aux poudres
L'île d'Elbe

     L'ARMÉE
     FRANÇAISE

Agents secrets et
     Armée française
La stupidité de la Guerre
Les paroles du
     Lieutenant-colonnel
Les refus

     LA FRANCE

Valises diplomatiques
Le souvenir est un délit
La disparition: une arme
     politique

     

La Jeleznova
La vérité semble
     se cacher à l'Ouest
Le jeu de quille du
     diable fantomatique
     

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