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     LE GOULAG

Les limites de la
     résistance humaine
Le Goulag
Survivre rien d’autre
Les cauchemars

     LA RUSSIE
     SOVIETIQUE

Les ténèbres de la justice
     politique soviétique
La délation
Léonard, le bâtard
Les Aïeux
Une mauvaise mère
Lupanar à cor et à cri
Les épaules dénudées
Trés Sainte Dame
Voyage dantesque
Une vraie dégueulasse
Des réponses éclairantes

     

Rue des Fossés barricades
Hasard et destin
La fille orpheline
Un autre monde
Le désert
     

  Les limites de la résistance humaine

C’est sûr le soldat Français Modza n’est plus comme avant. L’homme écrit vite:

« Petite fille,
Je suis assis sur une vieille lessiveuse, seul et triste. Je crois que nous monterons au front. J’ai bien peur que nous allions affronter la mort.
Loin de toi, il n’y a plus de bonheur. Quand le seigneur me rendra-t-il tout cela ?
Dans quelques jours nous repartirons pour l’enfer, l’attaque des Hauts de Tonteux. Encore souffrir, encore la peur, la pluie, la boue. »


A cet instant, pour l’homme, c’est le néant, avec cette sensation terrifiante d’écrasement comme à Elbe, le même goût de fiel qui prend toute la bouche.

 

Modza monte les marches branlantes et passe la porte d’entrée de la Morgue du goulag. Sur la table d’autopsie, une femme repose le visage inexpressif, fripé, le plus profond de la misère.
Dehors, dans le camp, c’est la meute qui se déchaîne. Ils vont et viennent, froidement ils tirent ou dressent des gibets, heureux de ramener des fugitifs. Et tout cela semble être leur seule distraction, une vraie bande de cinglés qui s’acharne sur ces détenus, cette population famélique qui ne possède que la misère. Il dit « Pouah ! », Modza, et se tient les reins, les mains à plat sur le bas du dos. Il découvre son corps, Modza. Il est devenu une véritable haridelle, une herbe maladive, un gargouillis de vie, cet écorché vif, décroche d’un cerceau de fer de soit disant habits. Modza le soldat français, l’embaumeur de cadavres de l'hôpital numéro 2 du camp 38 à Novo-Tchounka, un point de l’empire du goulag, enfile ces habits comme un pauvre qui s’endimanche.

 

 

     LA GUERRE 39-45

Le lion de Belfort
Le débarquement:
     ses éclats de mort
La colère du soldat
     qui flirte avec la mort
Le feu aux poudres
L'île d'Elbe

     L'ARMÉE
     FRANÇAISE

Agents secrets et
     Armée française
La stupidité de la Guerre
Les paroles du
     Lieutenant-colonnel
Les refus

     LA FRANCE

Valises diplomatiques
Le souvenir est un délit
La disparition: une arme
     politique

     

La Jeleznova
La vérité semble
     se cacher à l'Ouest
Le jeu de quille du
     diable fantomatique
     

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