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     LE GOULAG

Les limites de la
     résistance humaine
Le Goulag
Survivre rien d’autre
Les cauchemars

     LA RUSSIE
     SOVIETIQUE

Les ténèbres de la justice
     politique soviétique
La délation
Léonard, le bâtard
Les Aïeux
Une mauvaise mère
Lupanar à cor et à cri
Les épaules dénudées
Trés Sainte Dame
Voyage dantesque
Une vraie dégueulasse
Des réponses éclairantes

     

Rue des Fossés barricades
Hasard et destin
La fille orpheline
Un autre monde
Le désert
     

  Voyage dantesque

Enfermée à la Loubianka, Nadia Kroff est brusquement libérée alors qu’il lui reste cinq années à tirer. Ah ! La malignité des as du K.G.B. Vive Nadia ! Prisonnière à Moscou et d’un coup actrice à Karaganda. Cette effrontée, une personne médisante, impertinente qui possède un immense répertoire de souvenirs quand elle se produit sur scène d’une démarche hésitante avant de prendre une pose théâtrale afin de mieux se lancer. Olé ! Ollé ! Nadia. Animée de pulsations pas explicables, face à un petit acteur en uniforme vautré dans un fauteuil qui sirote une vodka. Un terre-à-terre au crâne bourré de Kapok. Ah ! le puant, l’empaffé, ce chef, un prince dans le domaine de la connerie qui surveille les attaques en riant de la gueule des chleuws quand ils se font soulever de terre en hurlant, un lumineux fumier qui n’a pas vraiment tout vu et exige le peloton pour tout abandon de poste et refus d’attaque. Pour lui tout est bon. Dégoulinantes les idées de ce cracheur de feu à pendre dans les foires. Oh ! le persiflage, la hargne. C’est lui « le traquenard » pour les soldats. Collé dans le trou des jumelles, il voit ceux qui reviennent le côlon en débâcle ou le foie éclaté et ceux qui n’ont rien. Il les questionne, ce chef. Au moindre soupçon il te colle un rapport immédiat, le boucan du code militaire quoi et ça finit au peloton d’exécution. A ce moment de la pièce l’auteur a voulu une musique militaire et le bruit d’une galopade, la charge d’une brigade quelconque. Ravis les beni-oui-oui, le cul bien assis dans la salle. Vu que ce n’est pas leur guerre ils applaudissent, les voltigeurs. Allez les voltigeurs ! Allez ! Faut surtout pas penser ! Marcher, marcher les grolles ouvertes ! A l’attaque ! Et les poumons, affolés qu’ils sont, les poumons ! Bourratif, ce chef, il dit que l’attaque c’est comme les galipettes au bordel. Tu reviens soulagé même si tu grelottes. Faut se rendre compte, « l’attaque », des coups pareils ça te coûte la peau et va les retrouver, toi, les chose quand tu les perds. Attention soldat ! Ne reviens jamais tranquille de l’assaut, autrement ils te prennent ta montre, l’argent dans ta doublure, te saisissent par les cheveux et hop une balle dans la nuque ! Une balle coupée qui t’arrache la tête. S’ils manquent de munitions, tu finis empalé sur leurs baïonnettes. Un truc bidonnant pour le chef heureux sous sa bonne peau grasse qui sue. Y a trop de vodka sous sa peau. Une vodka qu’il ne peut pas dégueuler, le bon chef, vu que le troufion qui se tient les tripes, il en a jamais vu de près. Il passe en force du bout de la plume, le bon chef. Chaque fois qu’il prend une feuille, t’es mort. A ce moment, l’auteur a voulu montrer une femme en pleurs. L’actrice arrive jouant la fille d’un vieillard atrabilaire au bord de la folie. Voilà qu’elle tue son père en profitant de la tempête. En voilà des idées ! Une gamine pleurnicharde. Quel désordre respiratoire qui monte à l’assaut de ce rien du tout, de ce petit chef. Et vas-y le ruisselet de velours en tortillant du pétrousquin ! Elle gagne la partie, cette dresseuse de coucougnettes. Non Modza ! Jusqu’ici c’est du Théâtre, mais ta rencontre avec cette quelqu’une c’est un coup à se faire sauter le caisson. Aux ordres du K.G.B., on t’attend Modza ! Toi le paria, l’offensé sur lequel sans cesse l’on crache. Car cette fois-ci, c’est l’arène des cirques imbibée du sang des martyrs. Et pour le cirque il faut une agilité inattendue que tu n’as pas Modza. Et bien que trahi par les regards qui t’enveloppe, Modza. On te tricote la ballade du soldat. Avec cette reine des enfers, Modza, t’attrapes la variole et la variole amène la cécité. Tout le monde le sait. Et va la guérir, toi, après cela, l’infection des plaies. De baguenauderies en baguenauderies, le voilà, Modza, le prélude, les concertos de Liszt, la musique de Tchaikovsky qui déchire l’âme ! Les chuchotements passionnés, te voilà Modza la tête basse juste avant d’aller au tapis. Horripilant que ça devient, Modza, ton romantisme slave ! Tttt…Tttt…Tttt…Modza ! Tu as de la nuit dans les yeux face à la saltimbanque. Maranatha ! Modza. Tu devrais y être dans l’île au large du Chili ou dans la désert, putain ! le désert Modza, l’appel du désert. Car quand ils ne savent plus, « inconnu le soldat ». Voilà ce qu’ils disent et va la dissoudre, toi, l’énigme.

 

 

     LA GUERRE 39-45

Le lion de Belfort
Le débarquement:
     ses éclats de mort
La colère du soldat
     qui flirte avec la mort
Le feu aux poudres
L'île d'Elbe

     L'ARMÉE
     FRANÇAISE

Agents secrets et
     Armée française
La stupidité de la Guerre
Les paroles du
     Lieutenant-colonnel
Les refus

     LA FRANCE

Valises diplomatiques
Le souvenir est un délit
La disparition: une arme
     politique

     

La Jeleznova
La vérité semble
     se cacher à l'Ouest
Le jeu de quille du
     diable fantomatique
     

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